Le week-end dernier se tenait pour la cinquième fois à Liège la convention Tox Cit’Ink, rendez-vous immanquable pour touts les amateurs de tatouages. Je m’y suis rendue pour la deuxième année consécutive et c’est encore avec un immense plaisir que j’ai pu découvrir l’incroyable travail de nombreux tatoueurs belges mais également étrangers. Je suis fascinée par le fait de voir un public aussi divers rassemblé durant deux jours autour d’un sujet qui fait (malgré tout) encore débat. Je me suis donc dis que j’allais en profiter pour vous faire enfin un article sur mes tatouages mais également sur le sujet en général.

Vous vous doutez bien que puisque je fais un article sur le sujet et puisque je suis moi-même tatouée, la réponse au fait d’être pour ou contre les tatouages semble assez évidente. Je sais qu’à l’heure actuelle, énormément  de gens sont encore contre, pensent que c’est vulgaire, marginal ou autre. Je respecte tout à fait ce point de vue, j’accepte totalement la critique concernant les miens et le fait qu’on n’aime pas.

L’idée du tatouage a germé dans ma tête aux alentours de mes 17-18 ans. A l’heure où toutes mes copines voulaient ou avaient des piercings, moi je rêvais secrètement d’un petit motif gravé dans ma peau. Malheureusement, avec toutes mes allergies, j’avais peu d’espoir et après avoir arpenté tous les forums concernant les réactions allergiques possibles à un tatouage, je peux vous dire que même si l’idée restait dans un coin de ma tête j’étais fortement refroidie. Jusqu’au jour où j’ai découvert qu’il était possible de tester préalablement une éventuelle réaction. Cela n’enlève pas tous les risques mais au moins j’étais fixée. Je peux donc me faire tatouer comme n’importe quelle autre personne mais uniquement à l’encre noir. J’ai donc mûri l’idée encore quelques mois et puis je me suis lancée.

J’ai réalisé mes quatre premiers tatouages chez Ideal Tattoo à Ans. Je vous recommande vivement le salon car elles sont vraiment à l’écoute de vos envies et savent vous mettre en confiance. Le premier est composé de quatre petites hirondelles sur l’intérieur du poignet gauche. Il a une signification particulière et personnelle, d’abord parce que c’est le premier mais également dans le motif choisi. J’étais évidemment morte de trouille puisque c’était mon premier mais comme vous pouvez le constater, j’ai été piquée par la fièvre du tattoo ! Niveau douleur, j’ai été hyper surprise car j’avais évidemment entendu un tas de choses et au final j’ai à peine senti un petit pincement.

Ensuite, j’ai continué avec une plume qui se situe au niveau des côtes. C’est un tatouage purement esthétique, sans signification spéciale. Au niveau de la « douleur », l’endroit est un petit peu plus délicat car c’est plus proches des os mais rien d’insurmontable.

Concernant mon troisième tatouage, c’est un carte du monde que j’ai sur l’intérieur du poignet droit. Les voyages et les découvertes sont quelques chose d’indispensable dans ma vie et j’avais envie que ça soit marqué, même si je n’arrive pas à faire le tour du monde !

Mon quatrième tattoo est une écriture en Georgien réalisée au milieu de mon bras gauche, il est beaucoup plus personnel, très peu de personne en connaissent la signification et c’est très bien comme ça. Au moment où je l’ai réalisé, j’avais envie depuis longtemps d’une écriture mais pas de quelque chose de commun et de facilement identifiable.

La tatouage suivant a été réalisée à la convention Tox Cit’Ink de l’année dernière. Mon frère était parti en Erasmus et à son retour, nous avions décidé de faire un tatouage commun pour marquer notre fraternité mais surtout cette passion commune qui nous lie. Se décider pour un tatouage seul, ce n’est déjà pas évident mais à deux… nous avions longtemps réfléchi à des éventuels mots ou phrases et finalement en allant à la convention nous avons eu un coup de coeur pour le même tattoo, un motif géométrique, c’est donc tout naturellement devenu notre tatouage. C’est la talentueuse Marion Kalimeris qui l’a réalisé, une tatoueuse d’Aix-en-Provence que je n’aurai probablement jamais rencontré sans la convention.

Se lancer le défi d’aller se faire tatouer le dernier jour de l’année ? Check !  C’est probablement mon tatouage le plus fou, il me fait sourire à chaque fois que je le regarde rien que par son histoire. Le 31 décembre 2016, Grizzly Inc organisait un flash day pour fêter la fin d’année. Chez moi, on n’est pas des grands fans de cette période. Du coup, notre façon à nous de passer un peu au dessus de ce jour (finalement très banal), ça été d’aller se faire tatouer. C’était un moment génial, l’équipe de chez Grizzly Inc était au top et j’en garde un magnifique souvenir. Mon tatouage, un petit oiseau pendu à mon arrière bras droit, a été réalisé par la pétillante Lia November, dont j’admirais déjà le travail depuis un moment.

C’est cette même Lia qui a piqué mon septième tatouage, un oeil dont j’avais envie depuis très longtemps mais pour lequel je n’avais pas encore eu le motif coup de coeur. Je la remercie encore une fois car les séances avec elle sont toujours un plaisir, et même si les miennes ont été courtes jusqu’à présent j’en garde toujours un excellent souvenir.

Comme vous pouvez le constater, il y a parmi mes tatouages des coups de coeur, des moments de vie, des choses purement esthétique et d’autres plus significatives, mais aujourd’hui ils font tous partie de moi et de qui je suis. Pour rien au monde je ne voudrais les enlever ou changer. Quant à la fameuse question à  laquelle tous les tatoués doivent faire face : « Et quand tu seras vieille ? », la réponse est assez simple. J’ai 27 ans et il y a un tas de choses que je n’ai pas choisi d’avoir sur mon corps, que je déteste et avec lesquelles je dois pourtant vivre. Dans 20, 30 ou 40 ans il y aura sûrement encore plus. Mes tatouages, je l’ai ai choisi délibérément, à un moment de ma vie, pour une raison bonne ou mauvaise, ils sont mon histoire. Dans 50 ans, mes rides me dérangeront probablement plus que ces motifs qui me feront (je l’espère) sourire en me remémorant ma vie passée, mes folies et mes aventures. C’est bien sûr mon point de vue, on le partage ou pas mais c’est ma philosophie et la raison pour laquelle lorsque j’ai envie de me faire tatouer et que j’ai un coup de coeur ou une idée, je fonce.

Et le boulot ? Personnellement, je n’ai jamais eu de problème à ce niveau là. Et s’il y a bien un point sur lequel je trouve réellement stupide de tenir compte des tatouages c’est ce dernier. D’ailleurs, j’ai appris pas plus tard qu’hier, que ne pas engager quelqu’un avec pour motif le fait qu’il soit tatoué fait partie des discriminations physiques. Une personne qualifiée pour un job, ne perd pas ses capacités à réaliser correctement son travail parce qu’elle est tatouée. Bien sûr, les tatouages doivent parfois se faire discret mais ne doivent en aucun cas nuire au fait de pouvoir obtenir un travail.

Je ne prône ou n’encourage personne à se faire tatouer via cet article, je vous partage simplement mon expérience et mon avis sur la question. Et si jamais l’idée vous tente, prenez bien le temps d’y réfléchir afin d’être sûr(e)s de vous mais ne vous mettez pas de barrières inutiles.

Et pour finir… le petit dernier ! Et oui, j’ai craqué à la convention. Un tout petit tattoo en souvenir d’un voyage qui m’a marqué en 2017, et dont j’attendais l’arrivée avec impatience mais également la bonne personne pour le réalisée. Je remercie encore Olivia (Livhandpoke) pour son travail minutieux. J’ai aussi testé une nouvelle méthode grâce à elle, et c’est pour ça que j’ai osé marqué mon doigt : le handpoke, un tatouage réalisée sans machine électrique pour plus de précision et de finesse.

J’attends vos réactions, vos avis et vos questions avec impatience à propos de cet article !