Bruxelles, ma Belle.

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J’adore les aéroports, ces endroits où l’on est partout et nulle part à la fois. Cette immensité pleine de possibilités. J’adore l’ambiance des aéroports, cette frénésie des départs ou cette mélancolie des retours. J’arrive toujours trop en avance à l’aéroport pour pouvoir y flâner. Parce que dans un aéroport tout est pareil mais tout est différent. J’aime avoir des habitudes dans les aéroports. Boire un café en observant les  gens. Des couples qui se disent au revoir, mais pour combien de temps ? Des familles qui laissent partir le petit dernier, mais se débrouillera-t-il tout seul ? Des gens en costume qui feront l’aller-retour sur une journée, mais où vont-ils ? Et puis moi, qui vais m’envoler pour une journée, une semaine ou un mois.

J’aime aussi les métros. Je déteste les bus mais les métros c’est différent. Sûrement une vieille habitude parisienne. Le métro est contradictoire. Les gens y sont toujours pressés, dans l’urgence et pourtant ils se laissent bercer. Les gens qui lisent le journal debout et en écoutant de la musique ceux sont qui me fascinent le plus. Et ces femmes en tailleur portant des running. Métro, boulot, dodo… C’était tellement simple.

Et puis… 22 mars 2016.

Je n’aime pas l’aéroport, pas comme ça. Ni le métro d’ailleurs. Noir, plein de fumée, de cris, de pleurs, de larmes. Pourquoi ?

J’ai hésité longtemps, je n’ai pas écris. Je me suis demandée si je commençais juste un article avec un petit paragraphe qui parle de cette fois de plus, de cette fois de trop ? Et puis non, impossible. J’ai créé ce blog pour partager, et honnêtement je préfère de loin partager ce qu’on appelle des futilités: des bons plans, des bonnes adresses, des bonnes idées. Ça serait tellement plus simple si mon seul soucis était de pouvoir vous parler de choses futiles.

Mais aujourd’hui je ne pouvais pas reprendre le cours de mes articles sans vous faire part de mon état d’esprit. Il y a quatre mois j’étais profondément blessée, c’était ma ville de cœur et je me demandais comment c’était possible. Aujourd’hui, je suis révoltée ! J’ai peur aussi, comme tout le monde je crois, et je ne suis pas gênée de le dire mais je vais combattre. Je prends l’avion fin de cette semaine et je ne suis pas sereine, je ne suis pas impatiente de flâner comme j’ai l’habitude de le faire. Et pourtant, je refuse de céder. Ils ne vaincront pas, la peur ne vaincra pas. Ces événements sont d’autant plus difficile pour moi car ils me rappellent inévitablement cette triste journée de décembre 2011, où un membre de ma famille a été blessé dans la fusillade de la place Saint-Lambert. Chaque fois qu’un évènement comme celui-là se produit, je ne peux que penser à toutes ces familles qui sont dans l’attente, dans le doute, dans la peur de recevoir une terrible nouvelle. Le temps paraît mille fois plus long et les scénarios s’enchaînent.

Alors voilà, je vais continuer à écrire, à parler de choses futiles parce que je veux encore croire qu’on prendra plaisir à découvrir de nouveaux endroits ici ou ailleurs, à s’habiller pour revendiquer qui nous sommes et d’où nous venons. Bref, à utiliser ces futilités pour continuer à vivre.

Ornella.

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Photo: http://maximeprokaz.com

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